Fête nationale de la Turquie

La fête de la République est la fête nationale qui célèbre la proclamation de la République de Turquie, le 29 octobre 1923. A l’occasion de cette fête nationale, nous vous proposons une traduction de l’hymne national turc faite par Kerem Topuz.

İstiklâl Marşı – La marche de l’indépendance


Hymne national turc depuis le 12 mars 1921

Ecrit par Mehmet Akif Ersoy et composé par Osman Zeki Üngör

Korkma, sönmez bu şafaklarda yüzen al sancak
Sönmeden yurdumun üstünde tüten en son ocak
O benim milletimin yıldızıdır, parlayacak
O benimdir, o benim milletimindir ancak


N’aie crainte que ne disparaisse ce drapeau écarlate qui flotte sur ces aubes
Avant que ne s’éteigne le feu du dernier âtre sur ma patrie
C’est l’étoile de ma nation et ne pourra que briller
Elle est mienne, elle n’est qu’à mon pays


Çatma, kurban olayım, çehreni ey nazlı hilâl
Kahraman ırkıma bir gül… Ne bu şiddet, bu celâl
Sana olmaz dökülen kanlarımız sonra helâl
Hakkıdır, Hakk’a tapan milletimin istiklâl


De grâce, ne fronce pas ton visage, croissant capricieux !
Souris donc à mon peuple héroïque. Pourquoi tant de violence, de courroux ?
Tant de sang aurait-il donc été versé en vain
L’indépendance est son droit, de ma nation qui croie en Dieu

Ben ezelden beridir hür yaşadım, hür yaşarım
Hangi çılgın bana zincir vuracakmış? Şaşarım
Kükremiş sel gibiyim: Bendimi çiğner, aşarım
Yırtarım dağları, enginlere sığmam taşarım


J’ai vécu libre depuis toujours et continuerai à le faire
Quel fou pourrait donc m’enchaîner ? Cela me sidère
Je suis tel un flot rugissant, écrasant ses berges, les franchissant
Je perce les montagnes, ne pouvant être contenu, et débordant


Garb’ın âfâkını sarmışsa çelik zırhlı duvar
Benim iman dolu göğsüm gibi serhaddim var
Ulusun, korkma! Nasıl böyle bir imanı boğar
«Medeniyet!» dediğin tek dişi kalmış canavar?


Si l’horizon de l’occident est ceint d’un mur d’acier
Ma frontière à moi est telle un cœur où la foi résonne
Tu es fort, n’aie crainte ! Comment pourrait-il étouffer ta dévotion
Ce monstre édenté que l’on appelle « civilisation » ?


Arkadaş! Yurduma alçakları uğratma sakın
Siper et gövdeni, dursun bu hayasızca akın
Doğacaktır sana vadettiği günler Hakk’ın
Kim bilir, belki yarın, belki yarından da yakın


Camarade ! Ne permets pas aux lâches de faire halte dans ma patrie
Fais rempart de ton corps, que s’arrête cette charge impie
Ils se lèveront les jours que Dieu te promet
Qui sait, peut-être demain, peut-être juste après


Bastığın yerleri «toprak!» diyerek geçme, tanı!
Düşün altındaki binlerce kefensiz yatanı
Sen şehit oğlusun, incitme, yazıktır, atanı
Verme, dünyaları alsan da, bu cennet vatanı


Ne marche pas en ces lieux en pensant que ce n’est que poussière, connais-les!
Pense aux milliers qui reposent là sans aucun suaire
Tu es fils de martyr, ne blesse pas tes aïeux
N’abandonne pas, même en échange des mondes, le paradis de ce lieu


Kim bu cennet vatanın uğruna olmaz ki feda?
Şühedâ fışkıracak toprağı sıksan, şühedâ!
Canı, cananı, bütün varımı alsın da Hudâ
Etmesin tek vatanımdan beni dünyada cüdâ


Qui donc ne donnerait pas sa vie pour ce paradis
Des martyrs jailliraient de terre, sitôt qu’on la pétrit
Que dieu m’ôte la vie, ceux que j’aime et tout ce que j’ai acquis
Mais qu’il me laisse juste en ce monde ma patrie


Ruhumun senden İlâhî şudur ancak emeli
Değmesin mabedimin göğsüne na-mahrem eli
Bu ezanlar ki şehadetleri dinin temeli
Ebedî, yurdumun üstünde benim inlemeli


Ô divin, mon âme ne te fait qu’une seule demande
Que des mains impures jamais ne touchent le cœur de mon temple
Ces prières, témoignages de la foi
Doivent résonner pour toujours au-dessus de mon toit


O zaman vecd ile bin secde eder -varsa- taşım
Her cerihamdan, İlâhî, boşanıp kanlı yaşım
Fışkırır rûh-i mücerred gibi yerden na’şım!
O zaman yükselerek Arş’a değer belki başım


Alors ma pierre tombale -si tenté qu’elle existe- mille fois se prosternera
De chacune de mes blessures se déversant des larmes de sang
Et mon corps jaillissant de terre tel un esprit éthéré
Et ma tête, qui sait, atteignant alors le plus haut des cieux


Dalgalan sen de şafaklar gibi ey şanlı hilâl!
Olsun artık dökülen kanlarımın hepsi helâl
Ebediyen sana yok, ırkıma yok izmihlâl
Hakkıdır, hür yaşamış, bayrağımın hürriyet
Hakkıdır, Hakk’a tapan milletimin istiklâl


Flotte, toi aussi comme l’aube Ô glorieux croissant
Que tous mes sangs versés te soient acquis
Ni toi ni ma race ne seront jamais détruits
La liberté est son droit, de mon drapeau qui toujours flotta libre
L’indépendance est son droit, de mon peuple qui croit en Toi


Traduction/adaptation de

Kerem Topuz

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